Biographie

Elle s’est formée au Conservatoire Supérieur de Musique de Barcelone avec M. Jesús Crespo et Carles Marquès. Puis, grâce aux bourses du Ministère de la Culture Espagnol, au CRR de Versailles (classe de Pierre Réach) et à l’École Normale de Musique de París (classe de Françoise Thinat).
Elle a suivi également de nombreuses master-class auprès de Joaquín Achúcarro, Marie-Françoise Bucquet, Peter Bithell, Paul Roberts, Ian Pace, Aquiles Delle Vigne et Luis de Moura Castro.

Elle a obtenu les Premiers Prix de piano, musique de chambre, accompagnement et pédagogie au CNSM de Barcelone, au Concours de Musique de Chambre de Castellterçol (Catalogne), aux Concours Internationaux de la UFAM (France), de la Fondation Léopold Béllan de Paris, ainsi que le Prix de Perfectionnement de piano et de musique de chambre au CRR de Versailles.

Elle a collaboré étroitement avec Philippe Cuper (clarinette supersoliste de l’Opéra de Paris) et Jeanne Marie Conquer (violon soliste de l’Ensemble Intercontemporain) et avec des compositeurs comme Hèctor Parra, Hilda Paredes, Jörg Widmann et David Padrós.

Elle a joué dans plusieurs festivals internationaux : Akademie der Künste de Berlin, Instituto Cervantes de Paris, CDMC-Centro Nacional de Arte Reina Sofia de Madrid, Arsenal de Metz, Nous Sons de l’Auditorium de Barcelone, Mostra Sonora de Sueca, Torroella de Montgrí, Piano aux Pyrénées, etc.

Elle a donné des conférences doctorales sur le piano contemporain, et a collaboré comme pianiste aux créations des jeunes compositeurs de l’Atelier de Composition dirigé par José Manuel López López (Université de Paris VIII).

Elle a enregistré “L’Aube assaillie” de Hèctor Parra (CD Ars Harmonica 2006), et “Stimmen”, pour “Intérieur Voix”, dans le cadre de l’ Atelier de Création Radiophonique de Radio France (2011), émission finaliste au Prix Europa 2012.

Elle est professeur titulaire de piano au Conservatoire Henri Dutilleux de Maisons-Alfort.

Photos


Videos

Sonate op.1 d’Alban Berg
Colegio de España de París, 2004


La nuit sera blanche et noire d’Ichiro Nodaira
Duo Nataraya (Laura Capsir et Imma Santacreu)
Auditori de Lleida, 2008


Intermezzi I de Misato Mochizuki
Duo Nataraya (Laura Capsir et Imma Santacreu)
Auditori de Lleida, 2008


Acciones y reacciones de David Padrós
Quim Oller (flûte) et Imma Santacreu (piano)
Auditori de la Pedrera, Barcelona, 2010


Amalgames de David Padrós
Queralt Roca (clarinette), Imma Santacreu (piano)
Auditori de la Pedrera, Barcelona, 2010


Guiza-I-Ruh de David Padrós
Quim Oller (flûte) et Queralt Roca (clarinette), Imma Santacreu (piano)
Auditori de la Pedrera, Barcelona, 2010


Reflets dans l’eau de Claude Debussy
Théâtre NECC de Maisons-Alfort, 2011


Audio

Prélude Le vent de l’ouest de Claude Debussy
Sala Vidal Alcover, Tarragona, 2002


Quatre miniatures de Hèctor Parra
Claustre de la Biblioteca Suecana, Sueca, 2008


Sonate op.31 n.2 La tempête de Ludwig van Beethoven
Colegio de España, París, 2005


Sonate de Francis Poulenc pour flûte et piano
Duo Nataraya (Laura Capsir et Imma Santacreu)
Auditori Montaner, Universitat de València, 2007


Sonatine de Henri Dutilleux
Duo Nataraya: Laura Capsir (flùte) et Imma Santacreu (piano)
Auditori Montaner, Universitat de València, 2007


Stimmen de Hèctor Parra
Raquel Camarinha (soprano), Jeanne Marie Conquer (violon), Imma Santacreu (piano)
Studio 104 de Radio France, París, 2011


Tres peces per a piano (n.2) d’Hèctor Parra
Fundació ACA, Mallorca, 2006


Andante sospeso d’ Hèctor Parra
Fundació ACA, Mallorca, 2006


Concert offert à l’Auditorium de Barcelone, Salle Oriol Martorell, avec Laura Capsir à la flûte (Duo Nataraya), le 08/03/08. Oeuvres de GUBAIDULINA, MESSIAEN, FUKUSHIMA, PARRA, DUTILLEUX, MURAIL, NUIX, NODAIRA, TAKEMITSU i PADRÓS, retransmit par Catalunya Radio


Presse

Classique d’aujourd’hui, blog d’actualité de la musique classique et contemporaine
Concerts Chez Moi » de Maria-Paz Santibañez révèle le guitariste guatémaltèque Luis Juárez Quixtán et la pianiste catalane Imma Santacreu
DIMANCHE 8 AVRIL 2012
Paris, Villa Gaudelet, dimanche 1 er avril et samedi 7 avril 2012
Une nouvelle série de concerts est née à Paris cette saison sur l’initiative de la pianiste chiloitalienne vivant en France depuis une vingtaine d’années, Maria-Paz Santibañez. […]

[…] Tout autre a été la prestation d’Imma Santacreu, le soir du Samedi-Saint. Cette jeune pianiste catalane a le talent ensoleillé. Après de brillantes études au Conservatoire de Barcelone, elle a été l’élève à Paris de Pierre Réach et Françoise Thinat, avant de suivre des master-classes de Marie-Françoise Bucquet et Ian Pace, entre autres. Installée à Paris en 2002, elle enseigne au Conservatoire Henri Dutilleux de Maisons-Alfort et collabore avec de nombreux compositeurs, tels David Padrós, Jörg Widmann et Hèctor Parra. De ce dernier, elle a enregistré le CD l’Aube assaillie en 2006 et Intérieur Voix pour l’Atelier de Création radiophonique de France Culture diffusé en 2011. Elle a également participé à la création de l’opéra Hamadoun de Guy Reibel en 2010. C’est dire combien cette musicienne au jeu généreux et au toucher aérien qui exaltent des couleurs étincelantes et charnelles est engagée dans la musique de notre temps.

Ce qui frappe dès les premiers instants de sa prestation de samedi, c’est son jeu délicat et sûr, la position des mains et des bras qui ne sont pas sans rapports avec les préconisations de Marguerite Long, coudes serrés contre le corps, poignets hauts, doigts arqués quasi à angle droit sur le clavier, options aujourd’hui décommandées mais qui ne contraignent en rien le jeu de cette superbe pianiste étonnamment délié et assuré, malgré de petites mains et des doigts plutôt courts et graciles qui ne contraignent pourtant en rien un nuancier d’une ampleur considérable qui lui permet d’interpréter un vaste répertoire. C’est en tout cas ce qu’Imma Santacreu a pu démontrer dans un programme couvrant tout le XX e siècle, de la Catalogne aux Etats-Unis, en passant par la France et l’Autriche.

Davantage dans l’esprit de sa compatriote Alicia de Larrocha que dans celui du Français Jean-François Heisser, les trois pages extraites des Danzas españolas que le Catalan Enrique Granados (1867-1916) a composées entre 1892 et 1900 ont séduit par le toucher aérien et la souplesse rythmique de la pianiste, à l’instar des quatre pièces tirées des Impressions intimes (1911-1914) d’un autre Catalan, Federico Mompou (1893-1987), les deux premières aux élans romantiques, les deux dernières proches de Debussy, particulièrement l’andante Pájaro Triste ( Oiseau triste ). C’est d’ailleurs sur le premier des deux Livres d’ Images (1905) de Claude Debussy (1862-1918) que s’est achevée la première partie du programme. Imma Santacreu y a affirmé sa grande capacité aux contrastes, bien qu’un peu crispée au début de Reflets dans l’eau , mais prenant rapidement la mesure de cette pièce avec son toucher liquide pour une interprétation frémissante de sensualité et de rêverie, à l’instar de l’ Hommage à Rameau , sobre et inaltérable, et, surtout de Mouvement , où le fantasque et la précision requis par le compositeur dans ce mouvement perpétuel plein d’humour et de fantaisie concordent avec le jeu généreux et sans fioriture de la pianiste, au point qu’elle a choisi de le donner en bis à la fin de son récital.

La seconde partie du programme s’est ouverte sur l’impressionnant mouvement unique de la Sonate op. 1 (1907-1908) d’Alban Berg (1885-1935) que la musicienne a jouée par coeur avec tant de naturel que la partition est apparue plus naturellement pianistique qu’elle ne l’est en vérité, ce qui lui a permis d’exalter sans retenue le climat expressionnisme et tristanien de l’oeuvre. Ce même climat porte la première des Quatre miniatures pour piano qu’Hèctor Parra (né en 1976) a composées en 2005 dans un but pédagogique. Dans ce recueil, la mélodie est reine mais les difficultés sont nombreuses, notamment dans la dernière aux atours introspectifs et aux résonnances debussystes. Le récital s’est achevé sur les Trois préludes de George Gershwin (1898-1937) publiés en 1937 dans lesquels Imma Santacreu a pu attester de ses qualités rythmiques, malgré quelque lourdeur de la main gauche dans le premier, et de ses affinités avec la nostalgie du jazz dans le troisième et du blues dans le deuxième, avec, dans ces deux dernières pièces, une main gauche grondante et ferme et une main droite claire aux détachés étincelants et énergiques.


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