Bio

She studied at the Conservatorium of Music of Barcelona, where she was awarded prizes with distinction in Piano, Chamber Music, Accompaniment and Pedagogy. She received several scholarships from the Spanish Ministry of Culture (2003-2006) and the SPEDIDAM (France), and continued her studies in Paris, where she obtained the Improvement Award in Piano and Chamber Music at the Conservatoire National de Region de Versailles.
She studied piano with M. Jesus Crespo, Carles Marquès, Pierre Reach, Françoise Thinat, and she has realized master classes with Ian Pace, Marie-Françoise Bucquet, Peter Bithell, Paul Roberts, Luis de Moura and Joaquin Achúcarro.

She has performed in numerous international festivals: Berlin Academy of Arts (ADK), Instituto Cervantes de Paris, CDMC-Centro Nacional de Arte Reina Sofia in Madrid, Arsenal de Metz, National Auditorium of Barcelona, International Festival “Mostra Sonora de Sueca”, International Festival of Torroella of Montgrí, Festival “Piano aux Pyrénées”, Auditorium of La Pedrera in Barcelona, among others.

She has played with soloists like Philippe Cuper (solo clarinet of the Paris National Opera) and Jeanne Marie Conquer (violin soloist of the Ensemble Intercontemporain), and she has worked with composers like David Padrós, Jörg Widmann, Hilda Paredes and Hèctor Parra. From Hèctor Parra, she has recorded the CD “L’Aube assaillie”, published by the Spanish label Ars Harmonica (2006), and “Stimmen”, for the radio play “Intérieur Voix”, for the Atelier de Création Radiophonique of Radio France, selected work as finalist of the prestigious Prix Europa 2012.

She has won several prizes: International Music Competition of the UFAM (France), Music Competition of the Foundation Leopold Bellan (Paris) and Castellterçol Prize (Catalonia). Since 2002 Imma Santacreu lives in Paris, where she teaches piano at the Conservatory Henri Dutilleux of Maisons-Alfort.


Photos


Videos

Sonate op.1 d’Alban Berg
Colegio de España de París, 2004


La nuit sera blanche et noire d’Ichiro Nodaira
Duo Nataraya (Laura Capsir et Imma Santacreu)
Auditori de Lleida, 2008


Intermezzi I de Misato Mochizuki
Duo Nataraya (Laura Capsir et Imma Santacreu)
Auditori de Lleida, 2008


Acciones y reacciones de David Padrós
Quim Oller (flûte) et Imma Santacreu (piano)
Auditori de la Pedrera, Barcelona, 2010


Amalgames de David Padrós
Queralt Roca (clarinette), Imma Santacreu (piano)
Auditori de la Pedrera, Barcelona, 2010


Guiza-I-Ruh de David Padrós
Quim Oller (flûte) et Queralt Roca (clarinette), Imma Santacreu (piano)
Auditori de la Pedrera, Barcelona, 2010


Reflets dans l’eau de Claude Debussy
Théâtre NECC de Maisons-Alfort, 2011


Audio

Prélude Le vent de l’ouest of C. Debussy
Sala Vidal Alcover, Tarragona, 2002


Quatre miniatures of Hèctor Parra
Claustre de la Biblioteca Suecana, Sueca, 2008


Sonate op.31 n.2 The Tempest of Ludwig van Beethoven
Colegio de España, París, 2005


Sonate of Francis Poulenc for flute and piano
Duo Nataraya (Laura Capsir et Imma Santacreu)
Auditori Montaner, Universitat de València, 2007


Sonatine of Henri Dutilleux
Duo Nataraya: Laura Capsir (flute) et Imma Santacreu (piano)
Auditori Montaner, Universitat de València, 2007


Stimmen of Hèctor Parra
Raquel Camarinha (soprano), Jeanne Marie Conquer (violon), Imma Santacreu (piano)
Studio 104 of Radio France, París, 2011


Tres peces per a piano (n.2) of Hèctor Parra
Fundació ACA, Mallorca, 2006


Andante sospeso of Hèctor Parra
Fundació ACA, Mallorca, 2006


Concert offert à l’Auditorium de Barcelone, Salle Oriol Martorell, avec Laura Capsir à la flûte (Duo Nataraya), le 08/03/08. Oeuvres de GUBAIDULINA, MESSIAEN, FUKUSHIMA, PARRA, DUTILLEUX, MURAIL, NUIX, NODAIRA, TAKEMITSU i PADRÓS, retransmit par Catalunya Radio


Press

Classique d’aujourd’hui, blog d’actualité de la musique classique et contemporaine
Concerts Chez Moi » de Maria-Paz Santibañez révèle le guitariste guatémaltèque Luis Juárez Quixtán et la pianiste catalane Imma Santacreu
DIMANCHE 8 AVRIL 2012
Paris, Villa Gaudelet, dimanche 1 er avril et samedi 7 avril 2012
Une nouvelle série de concerts est née à Paris cette saison sur l’initiative de la pianiste chiloitalienne vivant en France depuis une vingtaine d’années, Maria-Paz Santibañez. […]

[…] Tout autre a été la prestation d’Imma Santacreu, le soir du Samedi-Saint. Cette jeune pianiste catalane a le talent ensoleillé. Après de brillantes études au Conservatoire de Barcelone, elle a été l’élève à Paris de Pierre Réach et Françoise Thinat, avant de suivre des master-classes de Marie-Françoise Bucquet et Ian Pace, entre autres. Installée à Paris en 2002, elle enseigne au Conservatoire Henri Dutilleux de Maisons-Alfort et collabore avec de nombreux compositeurs, tels David Padrós, Jörg Widmann et Hèctor Parra. De ce dernier, elle a enregistré le CD l’Aube assaillie en 2006 et Intérieur Voix pour l’Atelier de Création radiophonique de France Culture diffusé en 2011. Elle a également participé à la création de l’opéra Hamadoun de Guy Reibel en 2010. C’est dire combien cette musicienne au jeu généreux et au toucher aérien qui exaltent des couleurs étincelantes et charnelles est engagée dans la musique de notre temps.

Ce qui frappe dès les premiers instants de sa prestation de samedi, c’est son jeu délicat et sûr, la position des mains et des bras qui ne sont pas sans rapports avec les préconisations de Marguerite Long, coudes serrés contre le corps, poignets hauts, doigts arqués quasi à angle droit sur le clavier, options aujourd’hui décommandées mais qui ne contraignent en rien le jeu de cette superbe pianiste étonnamment délié et assuré, malgré de petites mains et des doigts plutôt courts et graciles qui ne contraignent pourtant en rien un nuancier d’une ampleur considérable qui lui permet d’interpréter un vaste répertoire. C’est en tout cas ce qu’Imma Santacreu a pu démontrer dans un programme couvrant tout le XX e siècle, de la Catalogne aux Etats-Unis, en passant par la France et l’Autriche.

Davantage dans l’esprit de sa compatriote Alicia de Larrocha que dans celui du Français Jean-François Heisser, les trois pages extraites des Danzas españolas que le Catalan Enrique Granados (1867-1916) a composées entre 1892 et 1900 ont séduit par le toucher aérien et la souplesse rythmique de la pianiste, à l’instar des quatre pièces tirées des Impressions intimes (1911-1914) d’un autre Catalan, Federico Mompou (1893-1987), les deux premières aux élans romantiques, les deux dernières proches de Debussy, particulièrement l’andante Pájaro Triste ( Oiseau triste ). C’est d’ailleurs sur le premier des deux Livres d’ Images (1905) de Claude Debussy (1862-1918) que s’est achevée la première partie du programme. Imma Santacreu y a affirmé sa grande capacité aux contrastes, bien qu’un peu crispée au début de Reflets dans l’eau , mais prenant rapidement la mesure de cette pièce avec son toucher liquide pour une interprétation frémissante de sensualité et de rêverie, à l’instar de l’ Hommage à Rameau , sobre et inaltérable, et, surtout de Mouvement , où le fantasque et la précision requis par le compositeur dans ce mouvement perpétuel plein d’humour et de fantaisie concordent avec le jeu généreux et sans fioriture de la pianiste, au point qu’elle a choisi de le donner en bis à la fin de son récital.

La seconde partie du programme s’est ouverte sur l’impressionnant mouvement unique de la Sonate op. 1 (1907-1908) d’Alban Berg (1885-1935) que la musicienne a jouée par coeur avec tant de naturel que la partition est apparue plus naturellement pianistique qu’elle ne l’est en vérité, ce qui lui a permis d’exalter sans retenue le climat expressionnisme et tristanien de l’oeuvre. Ce même climat porte la première des Quatre miniatures pour piano qu’Hèctor Parra (né en 1976) a composées en 2005 dans un but pédagogique. Dans ce recueil, la mélodie est reine mais les difficultés sont nombreuses, notamment dans la dernière aux atours introspectifs et aux résonnances debussystes. Le récital s’est achevé sur les Trois préludes de George Gershwin (1898-1937) publiés en 1937 dans lesquels Imma Santacreu a pu attester de ses qualités rythmiques, malgré quelque lourdeur de la main gauche dans le premier, et de ses affinités avec la nostalgie du jazz dans le troisième et du blues dans le deuxième, avec, dans ces deux dernières pièces, une main gauche grondante et ferme et une main droite claire aux détachés étincelants et énergiques.


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